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Actus de l'EM Strasbourg|Développement durable

De l’urgence climatique à la mise en œuvre des Objectifs Développement Durable

Publié le 29 novembre 2019, Mis à jour le 29 novembre 2019

Pour évoquer l’urgence climatique, Pia Imbs, maître de conférences et responsable RSE à l’EM Strasbourg, a donné la parole à Morgane Graffion, chargée de mission RSE au Global Compact France, qui en a expliqué les grands principes et les objectifs concrets. Elle a ensuite invité Philippe Kuhn, l’un des cofondateurs de l’espace alternatif EurOasis, à Strasbourg, à présenter cette initiative originale.

Morgane Graffion, Pia Imbs, Philippe Kuhn

Morgane Graffion, Pia Imbs, Philippe Kuhn

ODD et Global Compact


Dans son mot d’introduction, Pia Imbs relaie les prises de position de scientifiques, économistes et philosophes qui, tous, tirent la sonnette d’alarme, et rappelle l’urgence qu’il y a à trouver des solutions alternatives pour une croissance verte. Elle explique également que le développement durable s’inscrit dans une démarche à la fois écologique et sociale. De l’éradication de la pauvreté et des inégalités sociales dépend l’évolution de la planète vers un mode de fonctionnement plus respectueux de l’environnement dans sa globalité. Il apparaît aujourd’hui comme une évidence que l’écologie et les relations sociales sont indissociables si l’on veut résoudre les problèmes environnementaux.

Morgane Graffion explique les Objectifs Développement Durable (ODD) du Global Compact, ou Pacte mondial, une initiative mise en place dès 2000 par les Nations Unies pour inciter les entreprises de l’ensemble de la planète à adopter des pratiques plus respectueuses et responsables. Un cadre qui s’appuie sur 10 principes relatifs aux Droits de l’Homme, à l’environnement, aux Normes internationale du travail et à la lutte contre la corruption.

Dans ce Pacte mondial, l’ONU préconise 17 objectifs, qui varient selon les zones d’implantation et les secteurs d’activités. Parmi ces ODD, on peut citer un travail décent, l’égalité entre les sexes, une éducation de qualité, la paix, la justice et des institutions efficaces, l’usage d’une énergie propre, le respect de la vie terrestre et aquatique, ou encore une consommation et une production responsables et des villes et communautés durables. Si le Global Compact concerne désormais, au-delà des entreprises, tous les acteurs de la société civile, les villes, mais aussi les ONG et les syndicats, les engagements concrets au niveau mondial demeurent encore bien insuffisants.

 

Une implication encore bien trop lente et timide


Dans le classement annuel des ODD, la France se hisse en 4e position, derrière les pays scandinaves. Les pays de l’Union européenne sont dans l’ensemble plutôt bien classés également, mais le constat n’en reste pas moins alarmant dans sa globalité : il reste encore énormément d’efforts à faire sur l’intégralité de la planète afin de faire évoluer durablement les mentalités et modifier en profondeur les législations. De fait, il est capital, dans cette urgence indéniable, que se créent des partenariats entre les entreprises privées et les institutions publiques.

Global Compact a pour mandat de faire bouger les entreprises, de les motiver à s’engager dans cette démarche en inscrivant ses principes dans leurs pratiques, et de les accompagner dans cette transition écologique, qui pourrait générer des millions d’emplois. Mais il est avant tout nécessaire qu’une prise de conscience mondiale s’opère, car pour l’instant, il ne s’agit encore pour ces ODD que de recommandations, qui n’ont aucun caractère contraignant. António Guterres, secrétaire général de l’ONU depuis le 1er janvier 2017, estime que les pays « suivent une mauvaise trajectoire », qu’il faut recadrer au plus vite face aux enjeux déterminants que sont les changements climatiques et les inégalités, qu’elles se manifestent entre les États, mais aussi au sein même de nombreux pays. Il insiste sur la nécessité absolue pour chacun d’agir.

 

EurOasis, une initiative locale


Philippe Kuhn représente EurOasis, un collectif citoyen strasbourgeois qu’il a cofondé et qui est né d’une préoccupation commune et grandissante autour de la transition écologique. Il expose les différents projets imaginés, et pour certains déjà concrétisés, par ce collectif, qui vise à repenser le comportement de chacun à travers des choix de vie plus respectueux de l’environnement et des modes de consommation raisonnés.

Dans les projets d’EurOasis figurent par exemple la création d’une micro-crèche, d’un espace de coworking et d’une école alternative, mais aussi une offre de formations autour du thème de la transition écologique, de résidences d’artistes, ainsi que la mise en place d’un espace de restauration alimenté uniquement par des jardins en agroécologie.

Une initiative locale intéressante, dynamique et inspirante, qui enthousiasme l’auditoire de cette conférence ainsi que Pia Imbs qui, dans sa conclusion, souligne l’importance de la volonté des dirigeants de participer à ce vaste projet sociétal, mais aussi de la sensibilisation des citoyens du monde entier au désastre écologique auquel nous assistons et qu’il faut à tout prix enrayer au plus vite.
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